vendredi 16 octobre 2020

En prenant connaissance des monstruosités de cette loi dit bioéthique (ça sonne mieux qu’infanticide), me revient en mémoire un cours de mon professeur de philosophie à la Sorbonne au moment où l’avortement devint remboursé comme l’arrachage d’une molaire pourrie.

Celui-ci disait que, dans cette logique, on devrait aussi rembourser les frais de pressing des voyous qui maculent de sang leur blouson noir en poignardant les petites vieilles le soir à Pigalle pour les soulager de leur sac à main.

Silence on tue, écrivait André Glucksmann. On peut tuer un enfant tant qu’il se trouve loin des yeux. Non pas loin du cœur, mais loin de la pleine conscience. L’argument majeur est celui du confort de la maman. La loi va devoir remplacer la conscience. Comme cela est pratique. L’autre soir, des jeunes ont fait la nouba au-dessus de chez moi jusqu’à trois heures du matin. Quel sordide inconfort cela m’a causé et j’étais sur le point de faire voter une loi m’autorisant à tirer un coup de carabine au travers du plafond. Légal quand il y a inconfort et invisibilité.

Avant on disait qu’en tuant par avortement un enfant on assassinait Mozart ou Van Gogh. C’était l’époque à laquelle, en sus de l’inconfort, on éliminait les enfants non conformes au moule préétabli.

Par bonheur y ont échappé des personnes talentueuses comme Alexandre Jollien dont on a dit qu’il n’aurait jamais dû naître car il resterait un légume. La suite de l’histoire nous prouva le contraire : Alexandre et père de famille, auteur, philosophe, chroniqueur et surtout heureux !

L’enfant serait-il devenu un objet de consommation avec droit de retour à l’expéditeur (service destruction) pour cause de changement d’avis du commanditaire comme sur les plates-formes de vente en ligne ? Cela y ressemble et tout cela est parfaitement légal.

Lors de lever de boucliers contre de telles lois infanticides les médias font porter le chapeau, parfois la calotte, aux seuls chrétiens. En vérité c’est un problème tout simplement humain, que le sixième commandement ne fait que rappeler (Tu ne tueras point). Le crime n’est-il pas interdit pas notre constitution sans spécification de la visibilité de la mise à mort ? Pourquoi les militants contre la corrida ne sont pas au premier rang dans les défilés pour le respect de la vie de l’enfant à naître ? Un enfant mis à mort dans le ventre de sa mère affronte sans aucun moyen de défense les instruments et poisons mortifères (revoir le film Le cri silencieux du professeur Bernard Nathanson https://www.youtube.com/watch?v=2H0DhUREESY).

Jusqu’où irons-nous dans la logique (plutôt que l’éthique) du pas vu-pas tué ? Le tunnel est creusé symétriquement par les deux bouts avec la montée en puissance de la mouvance pour l’euthanasie. Trop vieux pour voter et pour ne rien coûter à la famille où à la société ? Vite une loi de confort pour la mise à mort sans bruit ni sang qui tâche.

Pas vu pas tué ; La boîte de Pandore est grande ouverte. Il n’y a plus qu’à y jeter tous ceux qui nous gênent. De 7 jours (intra-utérins) à 77 ans et même au-delà.  Prenez garde de n’être source d’inconfort pour personne. Un homme averti en vaut deux. De nous jours, tout peut vous arriver.

Rarement le meilleur n’ayons pas peur de le dire.

 

vendredi 28 août 2020

De l’angélisme au péché collectif

 

L’autre jour, j’avais posté sur un forum chrétien ce lien https://don.aed-france.org/aide-urgence-beyrouth?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Beyrouth_sinistr_-_colis_alimentaires_RNO&utm_medium=email vers un appel de l’association Chrétiens d’orient informant de la détresse des chrétiens sinistrés de Beyrouth suite à la dramatique explosion et sollicitant un don par charité chrétienne.

Un frère du forum m’a répondu que « ce genre de chose » n’avait rien à faire ici.

D’où une nouvelle ébullition pour moi…

 Le dimanche, devant le portail de nos églises, nous sommes à deux pas de marcher sur les pieds des miséreux attendant une "piécette » de notre part. Les plus généreux leur attribuent un rapide « bonjour », surtout pas un « bonjour, ça va ? » comme on le fait habituellement…

 Aurions-nous oublié ces deux choses : l’unique commandement est d’aimer Dieu ET son prochain et que nous serons jugés sur l’amour que nous aurons manifesté les uns pour les autres ? En parole et en action. Or, nous vivons la charité par omission. Ce péché par omission n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt de tous nos manquements à l’amour du prochain ? Qui est mon prochain me demanderez-vous ? Jésus nous répond : celui dont JE me rends proche, et non l’inverse.

Le silence fait partie de ces péchés collectifs comme le rappelle Mgr Ponthier, le patron des évêques de France en cette déclaration : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/17/le-silence-sur-la-pedophilie-est-un-peche-collectif-pour-le-patron-des-eveques-de-france_5424470_3224.html

 L’excellent livre Péché collectif et responsabilité s’ouvre sur cette interrogation :

« Quelle dose d’inconscience ne faut-il pas pour oser parler de péché ? Cette notion ne relève-t-elle pas, désormais, de l'archéologie de la conscience humaine ? Et comment parler de péché collectif sans paraître réactiver d'anciens mythes pessimistes dont l'imprécision nourrirait à la fois les torpeurs fatalistes et les excès fanatiques ? ». Tous les chapitres sont éclairants : https://books.openedition.org/pusl/6233?lang=fr

 

 Il faudrait, pour commencer, lever les malentendus et les suspicions qui font de la notion de péché collectif un repoussoir. Et si un recours renouvelé aux textes et mythes fondateurs de notre tradition judéo-chrétienne nous réservait la surprise d'une libération du lien pervers entre responsabilité et culpabilisme ?

Ecoutons notre pape : "je voudrais une Eglise pauvre, pour les pauvres". A relire ici : https://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/16/pape-francois-je-veux-une-eglise-pauvre-pour-les-pauvres_1849485_3214.html


Le pape François nous invite à déposer nos chapelets le temps de rendre justice aux nécessiteux, prêchant pour une Eglise pauvre, et non seulement pour une Eglise des pauvres. On ne peut donner que ce que l’on a. Peut-être à l’exemple de cette vieille femme donnant une simple piécette de son nécessaire et non de son superflu comme ceux qui font ouvertement don de leur superflu.

Etonnamment sur la revue jésuite la page sur ce sujet est désespérément vide et les commentaires y sont verrouillés :

https://www.revue-christus.com/article/peche-collectif-2725

Pourtant le pape Jean-Paul II avait publié un fascicule relayé par le  Conseil permanent de la Conférence des évêques de France : Qu’as-tu fait de ton frère ? https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Archives/Documentation-catholique-n-2368/Qu-as-tu-fait-de-ton-frere-2013-04-16-946109

 Confesser un tel péché n’est pas chose aisée car la contrition doit s’accompagner de la résolution de tout mettre en œuvre pour ne pas persévérer dans le même péché collectif. Peut-être devons nous utiliser nos chapelets pour recevoir la lumière sur ce que nous devons changer de nos habitudes pour les ‘sanctifier’, tout simplement pour devenir pleinement humains.

 Les adeptes (non repentis) de l’angélisme sont peut-être les moins assurés d’être un jour accueillis par les anges…

 Retrouvons les sources bibliques et les racines de cette problématique:

Péché collectif et responsabilité collective*

L’idée de péché collectif nous est, sans doute, moins facilement compréhensible qu’aux temps bibliques. Nous sommes pétris d’individualisme, et il nous est pénible d’envisager que nous puissions être solidaires, dans le mal, de nos concitoyens. Nous avons, dès lors, tendance à sauter par-dessus les passages bibliques qui évoquent une telle notion. L’Ancien Testament dénonce, à maintes reprises, le péché du peuple d’Israël dans son entier. Mais, dira-t-on, le Nouveau Testament innove et met en avant un appel individuel. Aussi vais-je m’attacher à mettre en évidence des exemples tirés du Nouveau Testament.

Les personnages en état de péché collectif dans le Nouveau Testament


Jésus apostrophe des villes qui semblent faire bloc dans leur refus d’écouter l’Evangile.

Il se mit à invectiver les villes qui avaient vu ses plus nombreux miracles mais n’avaient pas fait pénitence: « Malheur à toi, Chorazin! Malheur à toi, Bethsaïda! Car si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et dans la cendre, elles se seraient repenties. Aussi bien, je vous le dis, pour Tyr et Sidon, au jour du jugement, il y aura moins de rigueur que pour vous. Et toi, Capharnaum, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel? Jusqu’à l’Hadès tu descendras. Car si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui. Aussi bien, je vous le dis, pour le pays de Sodome il y aura moins de rigueur, au jour du jugement, que pour toi. »1

Lorsque Jésus envoie ses disciples en mission, il leur demande de s’adresser, non pas tant aux individus un par un, mais aux maisons et aux villes2. Les personnes regroupées dans les maisons (le cercle social de base, à l’époque) les accueillent ou les rejettent, de même que des cités entières peuvent les écouter ou les mépriser.

On connaît aussi les invectives que Jésus adresse aux pharisiens et aux scribes en Matthieu 23. Il considère que ces groupes sociaux présentent une attitude suffisamment homogène pour qu’il puisse leur adresser un message unique. A un autre moment, il refuse de faire un miracle en adressant des reproches à une génération entière: il parle de « génération mauvaise et adultère »3.

Prêtons-nous, d’autre part, assez attention aux destinataires des épîtres de Paul? Il s’agit souvent d’Eglises entières. Et, lorsque Paul leur adresse des reproches, il considère que leurs membres sont solidaires dans leurs erreurs: « Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés? » écrit-il par exemple.

Pour compléter, cliquer ici :https://larevuereformee.net/articlerr/n192/peche-collectif-et-responsabilite-collective

https://books.openedition.org/pusl/6299?lang=fr


mardi 24 septembre 2013

La femme de Pierre.

S’il en est une qui aurait un grain de sel à mêler sur le mariage des prêtres, c’est bien la femme de Simon. La fidèle épouse de ce pauvre pêcheur rebaptisé Pierre par Jésus.
Depuis que Jésus à dit à son bougre d’époux ‘Viens, suis-moi’ elle n’a plus cessé d’entendre parler de lui, mais sans jamais revoir la couleur de ses filets et de ses poissons !
Ni veuve ni soumise, elle se demandait si elle devait lui emboîter le pas bon gré-mal  gré ou suivre Stéphane Hessel et son « Indignez-vous » !

Méditons sur les conséquences de cet épisode fondateur…

Ce qui est à la fois  la pierre d’angulaire et la pierre d’achoppement, c’est que l’on considère Pierre, cet homme marié, comme le premier pape de l’Histoire !
Comment voulez-vous que ses  successeurs et  les épouses fassent bon ménage ?
Quoique…pour les papes et les évêques la question semble tranchée. Pour les autres, relisons Blaise Pascal : vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ! Regardons donc au-delà des Pyrénées car le célibat des hommes consacrés est tout sauf universel (catholique en grec…). Il s'agit d'une règle de discipline et non d'un point de foi ; ce n'est notamment pas un dogme. Elle ne s'applique pas de façon absolue. En effet, les_églises_catholiques_orientales ordonnent des hommes mariés, et au sein de l'Église latine, des exceptions sont possibles, par exemple dans le cas d'ecclésiastiques protestants ou anglicans convertis au catholicisme. Les églises orthodoxes, comme les églises catholiques orientales, appliquent une règle un peu différente, permettant l'ordination d'hommes mariés au sacerdoce, mais pas à l'épiscopat. Elles interdisent également aux prêtres de se marier après leur ordination.
Aux premiers temps du Christianisme, aucune mention de ce célibat imposé. Par la suite certains personnages influents, comme St Léon le Grand, l’ont exigé de tous les hommes s’approchant de l’autel. Dont les diacres. Cette mesure aboutit à la désertion de l’autel au XXème siècle. Si bien que Paul VI, défenseur intransigeant du célibat des prêtres, initia lors de Vatican II la restauration du diaconat permanent, ordination réservée aux hommes déjà mariés ! Mais Vatican II est une révolution qui peine à sortir de l’œuf.

Cette décision est grandement éclairante : Sur le modèle des diacres, les dérogations au célibat de prêtres ne concerne pas le mariage d’hommes ordonnés, mais à l’ordination d’hommes déjà mariés !
Au-dessus  des fidèles  plane l’image d’un curé semblable à l’icône d’un saint curé d’Ars qui serait disponible 20/24h, toujours prêt à confesser. Pas de temps pour femme et famille  pensent-ils. Or, de nos jours, si l’on veut s’approcher d’un prêtre, il faut consulter le panneau d’horaires de ses disponibilités ! L’argument est donc obsolète. Reste celui des théologiens : l’amour du prêtre tout à son Eglise est l’image de celui de Jésus tout aux siens. Serait-ce à dire que les prêtres déjà mariés seraient moins disponibles ? .Rien de moins sûr !
Ce qui est certain c’est qu’avant de parler du mariage des prêtres, il faut étoffer le panel des diacres. Leur épouse, à l’instar de celle d’un pasteur, est partie prenante de sa mission.
De sons côté, le clergé musèle l’idée du mariage des prêtres car l’Eglise n’aurait pas les moyens financiers de nourrir toute une famille, celle du prêtre. Cela repose sur le modèle de la femme au foyer et du prêtre sous-rémunéré.
En conclusion,  en tout état de cause, le vrai pas de plus attendu du Vatican n’est pas d’autoriser le mariage des prêtres mais  l’ordination d’hommes mariés même s’ils ne viennent ni d’une autre confession chrétienne ni de l’Eglise de l’Est !

Tout cela serait un bel hommage rendu à la femme de Pierre !

mercredi 18 juillet 2012

Tout après, rien avant ! ou les péripéties d'un fruit mal défendu



      Tout après, rien avant !
ou les péripéties d'un fruit mal défendu

Interpellé par une question reçue de vive voix, j’ai parcouru la toile pour y voir quelles réponses sont y proposées.
La question : l’interdiction de toute ‘approche’ sexuelle avant le mariage possède-t-elle un fondement biblique ?
Pléthore prises de positions assimilent ces relations à l’adultère, certaines allant jusqu’à prétendre qu’elles engendrent la malédiction divine et l’envoi en enfer. Toutes au nom de Dieu, de la Bible et de l’Eglise.
Il y a manifestement confusion des genres pour ne pas dire manipulation.
Les vérités « infaillibles » et donc éternelles concernent le dogme (Dieu père Fils et Saint Esprit…) et non la morale privée. Qu’il y ait des avantages pour un jeune à ne pas papillonner avant de s’engager est un conseil que l’on peut partager. Mais en faire un commandement divin tel une épée de Damoclès conduisant en enfer à qui le transgresse est étranger aux textes bibliques.

Une bonne étude à partir de la Bible des Gédéons met tout à plat :

http://www.interbible.org/interBible/decouverte/comprendre/2007/clb_070615.html
Ne faut-il pas garder à l’esprit que Dieu est amour et miséricorde ? Comment un baiser de deux amoureux honnêtes et authentiques en voie vers le mariage pourrait-il être si peu chaste qu’il conduise en enfer avant signature d’un contrat (en mairie selon certains sites) ? Sans parler de la suite…

Je lis dans ces prises de positions des relents d’intégrisme, surtout que les personnes clamant cet interdit l’ont absolument toutes bravé et veulent mettre sur les épaules des autres une croix qu’elles n’ont elles-mêmes jamais voulu porter.

Mais l’intégriste patenté est celui qui dit « En toutes choses je fais la volonté de Dieu, que cela plaise à Dieu ou non ».
Alors maintenant, s’il vous plait, parlez-moi d’amour et je vous rejoindrai.
Virtuellement et chastement.










mercredi 14 mars 2012

Conversion du dahu




L’homme descend-t-il réellement du singe ?
Douteux. Car cet animal a le don de l’adaptation :
faute de banane, il mange des grives…

D’ailleurs l’homme est invité davantage à la conversion qu’à l’adaptation.

Et c’est là que le bât blesse. De là à le faire descendre de l’âne…
En vérité, il me semble que l’homme descende du dahu.
 Cet animal né pour les hauteurs, comme l’homme, est pétrifié à l’idée de ce que l’on nomme au ski «conversion », c'est-à-dire mouvement consistant à faire volte-face…sans la perdre !

Sans courage et précaution, ayant les pattes amont plus courtes que les pattes aval, c’est la chute infernale assurée.

Beaucoup de dahus on voulu effectuer une conversion éclair et se sont retrouvés au point de départ. C’est ce qu’on appelle une révolution ! La roue tourne…

La vraie conversion s’origine au-dedans du dahu. Au lieu de s’apitoyer sur son sort ou d’astiquer son ego, il tourne un regard admiratif vers ce qui l’entoure, un regard bienveillant sur ceux qu’il rencontre.



Laissez-vous convertir et croyez
que c’est une Bonne Nouvelle.






























lundi 21 mars 2011

Miel amer


La vi
e humaine est simultanément douce et amère.
Elle est douce, parce qu'il y a une source d'amour qui est le Seigneur. Notre vie est traversée par un fleuve d'amour où nous pouvons tremper nos lèvres.
Ce courant d'amour ininterrompu est la parole de Dieu.

La parole de Dieu est un miel.
Elle nous réconforte, elle nous console, nous aidant à dépasser les difficultés de la vie et à monter plus haut.
Le miel de Dieu a cependant aussi cependant un goût amer. Car la parole de Dieu ne nous permet pas de transformer al terre en paradis.

Toute douceur sur la terre est amère, même celle de Dieu.

La parole de Dieu ne comble pas le cœur humain parce que cette parole ne se réalisera pas en ce monde. Le miel de la promesse divine nous aide à marcher à travers l'amertume de la terre.

La parole de Dieu est douce.
Elle est symbolisée dans l'Apocalypse par un livre ouvert dans la main d'un ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. Ce livre est petit, à la mesure de notre intelligence qui ne peut comprendre l'immense mystère de Dieu.
L'ange ordonne à saint Jean de prendre le livre et de l'avaler : Dans ta bouche, il sera doux comme le miel, mais dans tes entrailles son amertume te brûlera.



Chaque fois que je suis arrivée, dans le silence, à nourrir mon âme du miel de Dieu, j'ai pu dépasser les moments les plus douloureux de mon existence.

Sœur Emmanuelle

jeudi 16 décembre 2010

Bienheureuse Sourate !

Je suis étonné d’apprendre qu’une municipalité ait accédé à la demande de retrait de tout signe extérieur évoquant Noël au non de la laïcité, spécialement pour ne pas choquer la communauté musulmane.


Grand mal lui en prit ! L’un des chapitres centraux du Coran, la sourate 19

http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/19.html

est la transcription de l’Evangile de la Nativité de saint Luc

http://www.info-bible.org/lsg/42.Luc.html

Le chapitre s’intitule Mariam et narre la naissance de Jean Baptiste et de Jésus rebaptisé Issa.
On lit même ce verset étonnamment édifiant :

34. Tel est Issa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent.

Et presque à la suite l’annonce de la naissance de la naissance du sectarisme :

37. [Par la suite,] les sectes divergèrent entre elles. Alors, malheur aux mécréants lors de la vue d'un jour terrible !

Cette sourate date ce qu’on nomme Pré-Hégire, époque de tolérance de courte durée.

De tout ceci conservons que Noël est bel et bien une fête universelle en tant que célébration de la naissance de Jésus annoncée par l’archange Gabriel dans la Bible et dans le Coran.

Par ailleurs, Joseph, père de Jésus, est de la lignée du roi David et ne peut laisser indifférent le judaïsme.

Bienheureuse sourate qui nous le rappelle !

Bienheureux Evangile de la toute première béatitude :

Bienheureuse celle qui a cru.

Bienheureux sommes nous de célébrer Noël !







lundi 29 novembre 2010

La sacro-sainte trilogie cathodique

La sacro-sainte trilogie cathodique se vend toujours aussi bien sur nos écrans et sur l’ensemble de nos médias. Vous l’avez bien évidemment reconnue : Union trinitaire calotte-culotte-capote.

On guette la moindre parole du pape susceptible de faire monter l’audimat l’entrainant dans ce sempiternel triangle des Bermudes.

On morcelle à souhait ses dires, on les triture, on les étire ou on les compresse pour n’en tirer que ces mots résumés dans le "Oui mais" de Benoit XVI. La calotte aurait dit amen à la capote. Culoté non ?

La mise à l’index du préservatif était devenue un dogme pour les journalistes et source de jeu de mots pour les humoristes de tous poils.

N’y a-il- rien de plus édifiant à se mettre sous la dent ? pardon, sous la plume ?

Rien que sur le drame du Sida, on aurait aimé lire et entendre le témoignage de ces milliers de chrétiens engagés sur le terrain, en Afrique et ailleurs. En luttant à main nues et non avec des interdits ou des oui-mais.

On a fait du pape l’arbre qui cache la forêt.


Quels médias se soucient du sort de tous ces chrétiens massacrés de part le monde à cause de la fidélité à leur foi et à ses œuvres ?

Le vrai tabou n’est pas celui que l’Eglise aurait mis sur le préservatif, mais sur celui que les médias ont mise sur l’engagement chrétien pour endiguer le Sida, apporter soins et consolation aux familles que ce fléau détruit, et la persécution dont les chrétiens sont la cible.

On a aimé revoir des moines qui on payé de leur vie sur grand écran, sans jamais parler de ceux qui versent le leur goutte à goutte actuellement.
De nos moines, on retiendra ce qui est actuellement tendance ici et là, par la presse à scandale plutôt que par la messe en sandales !

* * * *


























mardi 9 février 2010

Besoin d’amour

« Un enfant a besoin d'être aimé « par une mère et par un père qui s'aiment », a rappelé Benoît XVI (extraits à la fin)
Cette affirmation me semble d’actualité mais ne pas concerner uniquement les enfants de divorcés. Elle rejoint aussi celle des enfants se retrouvant avec deux pères ou deux mères !
Cette vérité première n’est pas spécifiquement chrétienne mais simplement humaine.
Invitation à témoigner et prendre position sur ce sujet incontournable.

Dans son discours, Benoît XVI a évoqué la « famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme » comme « l'aide la plus grande que l'on puisse offrir aux enfants ». Des enfants qui « veulent être aimés par une mère et par un père qui s'aiment et ont besoin d'habiter, de grandir et de vivre avec leurs deux parents, parce que les figures maternelles et paternelles sont complémentaires dans l'éducation des enfants et dans la construction de leur personnalité et de leur identité ».
Il est donc important « de faire tout son possible pour les faire grandir dans une famille unie et stable », a exhorté le pape qui a invité les conjoints « à ne jamais perdre de vue les raisons profondes et le caractère sacramentel de leur pacte conjugal et à le renforcer par l'écoute de la Parole de Dieu, la prière, le dialogue constant, l'accueil réciproque et le pardon mutuel ».
« Un environnement familial tourmenté, la séparation des parents et en particulier le divorce ne sont pas sans conséquence pour les enfants, alors que soutenir la famille et encourager ses droits, son unité et sa stabilité est le meilleur moyen de protéger les droits et les exigences authentiques des mineurs », a-t-il aussi estimé.

lundi 18 janvier 2010

Les nouveaux pécheurs publics

Il y a 2000 ans, on montrait du doigt les publicains taxés de collaborateurs et accusés de fricotter avec les deniers publics. On pourrait dire qu’ils s’apparentaient à des pécheurs publics et comme tout le monde se connaissait, leur réputation se répandait comme trainée de poudre.

De nos jours, tout le monde est censé faire bon usage du mauvais argent et le moindre abus fait de vous une vedette pour peu que vous soyez dénoncé devant les médias.
Par contre est apparue une nouvelle catégorie de pécheurs publics : les divorcés remariés !
L’exclusion ne joue plus au niveau du village mais à celui de l’Eglise. Tous les autres pécheurs sont admis à la table du partage sauf ceux qui ont refusé de souffrir, jusqu’à la mort, de la solitude après avoir enduré l’épreuve de la déchirure.
Bien entendu les prélats ont trouvé mille raisons théologiques pour justifier leur vindicte.
N’empêche. Parfois le nouveau pécheur public se sent nouveau lépreux, celui qu’on évite.

Une telle entrave à la miséricorde divine nuit bien davantage à l’Eglise que le célibat imposé aux prêtres. De toute évidence ils pensent qu’ils ne seront pas jugés avec la même mesure pour peu qu’ils assument sans faille leur état de célibataires à vie.
N’empêche. On a l’impression que les uns mettent sur les épaules des autres des croix qu’ils ne porteront jamais.

La raison fait parfois honte au cœur. A celui des hommes certainement. A celui de Dieu peut-être davantage, lui qui sonde les «cœurs et les reins ».

On disait naguère : « point de salut hors l’église (catholique romaine) ». Force est de constater qu’à l’intérieur aussi il n’y a plus de salut pour ces nouveaux pécheurs, pour peu qu’ils partagent le même pain et le même vin que les autres pécheurs!

J’aime imaginer Moise fracassant les nouvelles tables de la loi théologique ou Jésus renversant les clochetons des nouveaux marchands de leçons de morale religieuse.

On dit que notre pape s’attelle à la question.
Craignons qu’il n’y trébuche à nouveau…


mercredi 13 mai 2009

Aimer et prendre peine...

Aimez prier : au cours de la journée éprouvez souvent le besoin de prier et prenez la peine de prier. La prière dilate le coeur jusqu'à la capacité de ce don que Dieu nous fait de soi-même. Demandez et cherchez, et votre coeur s'agrandira jusqu'à pouvoir l'accueillir et le garder à vous.

Mère Teresa

vendredi 9 janvier 2009

Le tissus de votre foi

Mon professeur de philosophie, Claude Tresmontant, aimait dialoguer avec les juifs. C’était un spécialiste des langues bibliques et de la critique textuelle historique. Un jour il révèle à un rabbin que Moïse n’a pas pu écrire toute la Torah car des textes ont été rédigés longtemps après son époque. Le rabbin de lui répondre ‘Taisez-vous sinon vous allez me faire perdre ma foi qui repose sur cette certitude transmise : Moïse est le seul auteur de la Torah ! » Et Claude Tresmontant de nous transmettre sa réponse : ‘Votre foi doit être tissée dans un tel tissus que vous puissiez en tirer un fil sans que tout le vêtement se défile et s’anéantisse’. Certains fondamentalistes chrétiens ont une foi du même tissus que le rabbin : qu’un témoin de Jéhova apprenne que Noël n’a peut-être pas eu lieu le 25 décembre et sa foi fond comme neige au soleil ! Et nous, de quel tissus est faîte notre foi ? Les fameux trois fils ne répondent pas à toute la question. Une foi monolithique n’est plus tenable de nos jours. D’ailleurs mieux vaut rentrer manchot dans le Royaume de Dieu qu’ayant perdu tout son vêtement pour cause de fil tiré sur un mauvais tissus !

jeudi 18 décembre 2008

L’aloi de la loi


Beaucoup de blogueurs chrétiens en réfèrent sans cesse à la Loi. Faisons le parallèle entre la loi biblique et la loi civile. On reconnaît à cette dernière trois sources : Les textes législatifs ou réglementaires publiés, la jurisprudence et la coutume. Bien souvent le renouvellement de la loi civile suit cet ordre. Mais dans le monde de la Bible, c’est exactement l’inverse. Les peuples sémitiques, dont les hébreux, sont des civilisations qui cultivent l’orale, l’écrit n’apparaissant que tardivement. Depuis le point final de l’Apocalypse, la loi s’est cristallisée dans le dogme pour enrayer les hérésie, tout dogme n’étant que le développement d’une loi admise par le peuple de Dieu depuis des générations, telle les dogmes mariaux. Pourquoi donc renier la source de toute tradition orale qui a précédé la loi écrite ? Qui attend de nouvelles tables de la loi gravées par Dieu dans le disque dur du Vatican ? Dieu parle par son peuple depuis des millénaires et n’est pas prêt de se taire.

vendredi 12 décembre 2008

Sacrés sacramentaux


Ce jour, l’Evangile et la pensée du jour du Top Chrétien parlent de la délivrance des démons par une puissance que Dieu nous confère. Cela ramène à l’usage des sacramentaux qui rythme sans qu’on le sache notre vie chrétienne. Pour en savoir plus, consultons ce site :
http://209.85.129.132/search?q=cache:-Wk_wZVIG6MJ:viechretienne.catholique.org/cec/6258-les-sacramentaux+sacramentaux&hl=fr&ct=clnk&cd=1&gl=fr 
Pour ma part j’ai dû et pu chasser un esprit mauvais en faisant un signe de croix avec de l’eau bénite dans le dos de la personne infestée. La délivrance a été immédiate. Mais le premier de ces sacramentaux est la bénédiction, qui est toujours louange.

lundi 8 décembre 2008

L'Immaculée et l'Esprit Saint


En cette fête de l'Immaculée Conception, jour férié dans certains pays ou cantons suisses, j'ai envie de partager ces mots de Marhe Robin. Cette vérité sur Marie a été révélée par Marie elle -même à la petite Bernadette et non aux sages et savants théologiens, et dans son propre patois pyrénéen. Méditons les paroles de Marthe :
"L'Esprit Saint nous révèle que, dès le premier instant de son existence ici-bas, Marie fut l'objet des complaisances divines les plus étonnantes. Elle est immaculée, tout entière immaculée ! Les ombres du péché n'ont pas approché de vous, ô vierge très pure et sans tache, lys éclatant de lumière et de beauté. Certes, Marie appartient à la race des rachetés et tout en elle est le fruit de la Rédemption. Comme nous, elle reste enfant du Calvaire du Sang rédempteur, mais dans un ordre de rachat exceptionnel et si sublime que son âme immaculée demeure le chef d'oeuvre de Dieu, l'édifice de la grâce, la grande et toute puissante merveille de l'amour dont le Très haut a jeté, de sa main divine les « fondements jusque sur les sommets des montagnes saintes ». La première plénitude de grâce l'emporte et l'élève sans comparaison aucune sur la grâce consommée de tous les saints du ciel et des saints à venir. "

mercredi 19 novembre 2008

Où est Juda ?


Guy Pagès publie Judas est en enfer au moment où Judas revient sur le devant de la scène médiatique. Soit on en fait parfois une victime, soit on le charge de tous les maux de l’humanité. Mais j’ai retenu la leçon ‘un autre ouvrage d'Etienne Dahler :‘Non Juda il n’est pas trop tard’. Je crois en la miséricorde divine au delà de la faute, aussi gravissime fut-elle. Et vous ?

mercredi 29 octobre 2008

Pardon plus fort que la haine


Le 11 novembre nous célèbrerons l'armistice qui a mis fin à la terrible grande guerre. Le pardon difficile à accorder est source de souffrance personnelle et collective à l’issue de chaque conflit meurtrier. Je vous invite à découvrir un témoignage bouleversant sur cette page :
http://www.jds.tv/html/main.php?page=visualiser&directtodocument=3&id_video=142 sur le pardon accordé à son boureau par Maïti Girtanner. Torturée par un médecin de la Gestapo, la jeune résistante et pianiste, Maïti Girtanner, échappe miraculeusement à la mort. A 75 ans, lisant la Passion du Christ, elle met en lumière son histoire portée par le désir de pardonner. Un poignant témoignage d'une vie de grâce Le livre et le DVD peuvent changer notre vision du pardon dans un tel cas ‘limite’. Avant d’évaluer sa capacité à pardonner mieux vaut partager ce beau mais rude témoignage.

vendredi 17 octobre 2008

Parole intégrale et non intégriste


Un synode vient de s’ouvrir sur la Bible. Y participent catholiques, orthodoxes, évangéliques et juifs. L’enjeu est d’accéder à une lecture proche du sens et de l’esprit des rédacteurs et de débusquer toutes les lectures intégristes qui sont légion. Une lecture intégriste consiste à soutenir que par tel verset (de plume d’homme) Dieu a voulu dire ça et pas autre chose. Et c’est la seule lecture possible que cela plaise à Dieu ou non !

lundi 13 octobre 2008

La sainteté pour tous les yeux


Nous fêtons en ce moment l’anniversaire du VII° Concile oecuménique qui approuva la vénération des icônes Ce VII° Concile oecuménique qui se réunit à Nicée, en Bithynie, du 24 septembre au 13 octobre 787 rassembla 350 Evêques, auxquels se joignirent ensuite dix-sept autres Hiérarques, qui abjurèrent l'hérésie iconoclaste. En ce dernier grand Concile, reconnu par toutes les Eglises Apostoliques, les saints Pères proclamèrent la mémoire éternelle des défenseurs de l'Orthodoxie : le Patriarche Germain (715-730), Saint Jean Damascène, Georges de Chypre et tous ceux qui s'étaient offerts à l'exil et à la torture pour la défense des Saintes Icônes. Ils déclarèrent : « Nous définissons en toute exactitude et avec le plus grand soin que, comme les représentations de la Croix précieuse et vivifiante, de même les vénérables et Saintes Images, quelles soient peintes, en mosaïques ou en quelque autre matière appropriée, doivent être placées dans les saintes églises de Dieu, sur les saints ustensiles et les vêtements, sur les murs et les tableaux, dans les maisons et sur les chemins; aussi bien l'image de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ, que celles de notre Souveraine immaculée la Mère de Dieu, des Saints Anges et de tous les Saints.

Plus on regardera fréquemment ces représentations imagées, plus ceux qui les contempleront seront amenés à se souvenir de leurs modèles, à se porter vers eux et à témoigner, en les baisant une vénération respectueuse, sans que cela soit, selon notre foi, une adoration véritable, laquelle ne convient qu'à Dieu seul. Comme on le fait pour le signe de la Croix précieuse et vivifiante, pour les Saints Evangiles et les autres objets sacrés, on offrira de l'encens et des cierges en leur honneur, selon la pieuse coutume des anciens. Car l'honneur rendu à l'image remonte jusqu'à son modèle, et qui vénère une Icône vénère en elle la personne (l'hypostase) qui y est représentée. C'est ainsi qu'on gardera l'enseignement de nos Saints Pères et la tradition de l'Eglise qui a reçu le message de l'Evangile d'une extrémité du monde à l'autre ». Ce n'était pas seulement le culte des Saintes Images que les Pères défendaient ainsi, mais au fond la réalité même de l'Incarnation du Fils de Dieu : « Je représente Dieu l'invisible, dit Saint Jean Damascène, non pas en tant qu'invisible, mais dans la mesure où il est devenu visible pour nous par la participation à la chair et au sang ».

mercredi 1 octobre 2008

Le mois de tous les vivants


Le mois d’octobre s’ouvre sur de belles et grandes fêtes. Le 1er, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. Vient ensuite celle de nos anges gardiens puis celle de Saint François d’Assise et d'autres d'aussi excellente compagnie. On me demande souvent ‘pries tu les saints?’. Mon premier réflexe serait de le nier. Il doit y avoir du Saint Pierre en moi. Car certes on n’adorer que Dieu Trinité, mais il est vrai que la petite Thérèse m’interpelle tout particulièrement avec sa promesse de passer son ciel à faire du bien sur la terre. Depuis ma prime jeunesse j’entends mon père confier ses graves problèmes à la petite Thérèse et même lui promettre de la remercier par un don aux Orphelins Apprentis d’Auteuil ,car elle les protège depuis que le Père Daniel Brottier l’a choisie comme sainte patronne de sa fondation. Depuis, la communauté des Béatitudes propose un peu partout des soirées "pétales de roses", car c’est l’image des grâces que Thérèse fait pleuvoir sur la terre depuis son ciel. Et là il n’y a pas à tortiller, car les témoignages de grâces reçues pleuvent eux aussi.
Qu’on ne me dise pas que l’on prie les morts car Thérèse est vraiment entrée dans la Vie et tient sa promesse de faire pleuvoir sur la terre les grâces qu’on demande à Dieu en s’adressant à cette missionnaire du ciel. Et la cerise sur le gâteau sera la fête de tous les saints, connus ou non. Saints que nous sommes tous appelés à devenir.